Un seul destin planétaire

Un seul destin planétaire

La préservation de l’environnement est un combat quotidien qui implique l’engagement de tous au bénéfice des générations présentes et futures.

De retour de voyage, je joins mon domicile à pied. Coby, mon chien vient à ma rencontre. D’un bond, il jettte ses pattes sur mes épaules en glapissant et en balançant l’arrière.

A sa suite, mes enfants accourent. Naturellement, les plus grands arrivent les premiers. Ils m’étreignent et me déchargent de mes bagages.

Plus loin, Mouny la cadette trottine, la mine grave. Je précipite le pas et la soulève. Elle sourit.

Assurément, le plaisir que nous éprouvons à nous retrouver est fort. Si fort que je jette le regard tout autour pour m’assurer que quelqu’un ne manque pas à l’appel. Un être cher avec qui partager notre joie.

C’est vrai, Rass-Doli n’est pas là. L’anacardier qui se tient dans la cour de la maison. Ça lui dirait sans doute de se joindre à nous. Cela lui est impossible. Aussi, à chaque retour de voyage, c’est avec nostalgie que je m’empresse de l’étreindre.

Rass-Doli. Dix ans qu’il nous gratifie de son ombre fraîche et de ses fruits savoureux. Compagnon pour la vie, il est toujours là et nous emerveille de ses couleurs et senteurs saisonnières.

De loin, le foyer me paraîtt subitement inconnu. Quelque chose ne va pas. Mon cœur bat fort.

Je lève le regard ; je ne rêve pas : nulle part l’ombre d’un feuillage. Ni verdure, ni chant d’oiseau. Les murs des bâtiments chauffent au soleil. Je ne tarde pas à me convaincre que le malheur est arrivé.

L’anacardier gise à terre ; il est mort.J’apprends qu’un vent violent l’a déraciné. Le même qui a emporté la toiture de maisons avoisinantes et occasionné de nombreux sinistrés.

La coupe abusive de bois fait ses premiers effets au pays. Les tourbillons de vents lessivent nos terres et emportent l’humus de nos champs. Sur leur passage, s’écroulent nos habitations.

Les pluies de plus en plus rares hypothéquent nos cultures et la survie de nos bêtes. Nos étangs et nos lacs tarissent. Le pays se vide de ses fils et de ses filles.

Je m’en veux d’avoir pensé que mon paradis de foyer tiendrait quand le pays entier dérive. Je m’en veux surtout pour mon silence complice des crimes que notre milieu de vie subit.

Au bout du compte, les hommes de tous les continents en payeront le prix solidairement au nom de l’implacable vérité que voici : le destin de la planète terre est un et indissociable.

Alors qu’attendons-nous pour agir et servir la cause environnementale?

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